Lorraine (2)

Après mon séjour Messin je retrouve, à la gare de Nancy, mon ami Jean-François, qui avait été témoin à notre mariage, et avec lequel nous faisons route, pendans trois jours, jusqu’à Strasbourg.

Le pays du Saulnois que nous traversons est l’un des plus ruraux et reculé de la région : grandes étendues mollement vallonnées (toujours trop, à vélo !) de champs, de prés, de bois et d’étangs, á l’horizon desquels apparaît, peu à peu, la ligne bleue des Vosges. Les villages y sont très modestes. Certains y ont connu, il y a très longtemps, une certaine prospérité grâce à la présence du sel dans le sol  (qu’on exploite encore plus au sud), et qui laisse de nombreuses traces dans la toponymie : la Seille, qui draine cette région, Château-Salin (jusqu’à peu, minuscule et improbable sous-préfecture de la Moselle), Marsal et sa porte du sel (ci-dessous), Vic-sur-Seille, où naquit Georges de la Tour et où nous visitons le petit musée qui lui est consacré.

Jacques, le 18/07/17

Lorraine (3) – Alsace

Toujours avec Jean-François nous franchissons la ligne de crête des Vosges du nord à proximité de Phalsbourg, non sans y avoir salué la Porte de France, point de départ du « Tour de France de deux enfants », récit pédagogique qui nourrissait la nostalgie de la perte de l’annexion de l’Alsace et de la Moselle dans les écoles primaires de la troisième République.

Puis nous nous laissons entraîner, cette fois, par la pente régulière du canal de la Marne au Rhin : d’abord à travers la forêt vosgienne puis, à partir de Saverne

au travers de la plaine alsacienne, jusqu’au pied du parlement européen ( après une sévère rincée) :

JFJ-JE,ParlementEuropéenStrasbourg

Jacques, le 19/07/17

Metz (prononcer mess, SVP !)

Me voici à Metz, ou Anne et moi avons passé les sept premières années de notre mariage et où sont nés Sarah, Thomas et Elisabeth. Mon passage y est, cette fois, trop bref pour que je puisse y voir tous ceux que nous y connaissons encore.

Pour les autres, trop nombreux, qui ne la connaissent pas, il faut d’abord combattre deux idées reçues : cela n’a jamais été une ville industrielle ; et ce n’est pas, non plus, une ville germanique (hormis pendant les 47 ans de l’annexion allemande qui à laissé sa trace dans le quartier « impérial » autour de la gare), mais bien une ville latine. Ce dernier caractère s’exprime, avec toute la réserve lorraine (décorations discrètes) dans le remarquable ensemble urbain qu’est le centre ville, où la pierre de Jaumont donne le ton et dont voici quelques aperçus.

Place St-Louis :

Place de Chambre et cathédrale St Etienne (troisième plus haute de France) :

Place St-Martin (où était mon tout premier logement, et dont l’ambiance m’à séduit) :

Jacques, le 17/07/17

Barrois é-mouvant

Bar-le-Duc, capitale du duché de Bar (comme dirait Muriel Robin dans son sketch du dictionnaire : « Ben y s’sont pas foulés sur c’coup-là ») recèle un très bel ensemble de bâtiments Renaissance, civils et religieux, dans sa ville haute dont voici un bien bref aperçu :

C’est, surtout, la ville de Philippe, nôtre gendre, où je suis accueilli, une nuit,  par ses parents.

Mais c’est aussi,  étonnante coïncidence, la ville où j’avais invité Anne à me retrouver, un week-end, pour la première fois (elle venant de Paris et moi de Metz, à l’insu de notre entourage) sur le chemin vers notre vie commune (ce qui fait dire à nos enfants que je ne sais, décidément,  rien faire comme tout le monde).

Bar-le-Duc est dans la moitié ouest du duché de Bar, partie qui était dite (à l’époque féodale) « mouvant  » du Royaume de France, dont la frontière primitive était, grosso modo, sur la Meuse (la rivière). Au delà on pénétrait donc en terre « réputée étrangère ».

Jacques, le 15/07/17

Mon itinéraire

J’avais inséré, dans un onglet du menu intitulé « Voici les noms » le déroulement complet de mon périple, du 18 mai au 14 septembre. Mais, par une malencontreuse manipulation de ma part, que je n’ai pas réussi à rattraper, je l’ai fait disparaître il y a plusieurs semaines.

Je joins donc, ci-dessous, (en format excell) la suite de mon itinéraire, de la moité duquel j’approche bientôt. J’ai fait un peu plus de 2 000 km , je crois, jusqu’à présent.

Je vous le redis aussi : n’hésitez pas, si le coeur vous en dit (et si ce n’est pas encore prévu) à m’y rejoindre, même pour un court moment. Dans ce cas, contactez moi, de préférence, sur mon portable : 06 13 52 11 49 (puisque je ne puis, toujours pas, répondre aux mails).

Itinéraire(12juillet2017)

Jacques, le 12/07/2017

 

 

Chez Anne

Me voici en Champagne, le pays où Anne est né : à Epernay (le 28 octobre 1963) et à Aÿ, juste à côté,  où elle a grandi, et, où je suis accueilli chez ses parents.

En cette saison, le feuillage de la vigne couvre les côteaux de part et d’autre de la Marne :

20170711_ChatillonsMarne

ce qui est plus riant qu’en hiver, lorsque ne s’étendent, à la place, que les piquets de bois.

A Epernay, les majestueux sièges des grandes maisons de champagne, en architecture Belle-époque pour la plupart, sont dominés par la tour de Castellane, maison et marque  qui avaient été créées par le grand-père d’Anne :

20170711_TourCastellane

Cette façade, en bord de Marne qui arbore fièrement les noms des capitales européennes, et au delà, où le champagne était (imagine-t-on) expédié à tout de bras, est ainsi tournée vers  la voie ferrée de Paris à Strasbourg et à Luxembourg : c’était, en ce temps là, la façade la plus visible et la plus « communicante ».

Jacques, le 12/07/17

 

 

Un peu de Hauts de France

Quatre mois c’est long, mais la France est grande : j’ai donc dû renoncer à aller dans le Nord jusqu’à ma ville natale et à sa station balnéaire (Malo-les-Bains) au sable incomparable pour les jeux de plages. Mais Dunkerque est, gentiment et sans rancune, venu à moi : je suis, en effet, rejoins, aux portes du Valois, par mes cousines Monique et Ghislaine (et un soir, par trois autres cousins), avec lesquelles nous traversons la partie sud de l’Aisne (arrondissement de Château-Thierry) :

20170710_Dansl'Aisne

(il ne s’agit pas de tombes militaires ; juste des jeunes arbres fruitiers protégés).

En chemin, nous découvrons l’origine du canal de l’Ourcq : le Port aux Perches, avec sa guingette, son bateau-mouche  et ses « avis à la batellerie » émanant de la l’administration de la ville de Paris, inattendus à cet endroit bien campagnard :

20170710_PortauxPerches(1)

Jacques, le 10/07/17

 

 

Senlis

Anne et moi nous sommes mariés, le 27 avril 1991, dans la cathédrale de Senlis, que nous aimions beaucoup l’un et l’autre (bien que nous n’y ayons pas d’attache familiale particulière) :

20170709_FacadeSenlis(1)

Senlis est, sans doute, la ville ancienne (chef-lieu d’une cité gallo-romaine) proche de Paris la mieux conservée : outre son ancienne cathédrale, de taille modeste (deux fois moins haute que sa monstrueuse voisine de Beauvais), tout son centre ancien est remarquable et sert régulièrement de lieu de tournage de films.

J’y ai réuni, ce samedi 8 juillet, les membres  de ma famille proche qui pouvaient se trouver à proximité. Nous avons, malgré la grosse chaleur, profité des locaux et du grand jardin ombragé, au pied des anciens remparts, du jardin du couvent des Clarisses. Elles s’y sont installées depuis une dizaine d’années et ont, notamment, aménagé une belle et sobre chapelle moderne qui donne sur ce jardin :

20170709_ClarissesSenlisPlusieurs lecteurs de ce blog s’en souviennent-ils ? Avant les Clarisses, ce lieu (le moulin St-Etienne) servait pour des récollections des étudiants parisiens ; j’y étais donc déjà venu, dan un autre contexte, en novembre 1984 ; Anne y était, je pense, aussi ; et on m’avait fait la surprise d’y fêter mon anniversaire.

Jacques, le 8/07/17

Bois-Colombes

Me voici quelques jours chez maman, à Bois-Colombes (Hauts de Seine) où j’ai grandi et vécu pendant 20 ans. Commune de banlieue qui nous paraissait, à cettte époque, particulièrement ringarde et dont la punition était d’avoir un maire dont le nom de famille était Tricon  (sic). Nous habitions, alors, un quartier de pavillons disparates et, ailleurs, les nombreuses maisons d’avant 1914, sur des parcelles exigues ou au fond de venelles étroites (pompeusement baptisées « avenue » ou « villa ») étaient décrépies. Il n’est jusqu’á la mairie, prétentieuse et disgracieuse (mais unique en son genre, sans doute) qui ne participât à cette ambiance has been :
Mais le cycle de vie de toute ville et, en l’occurrence,  la proximité de la Défense, font que ceci à bien changé et que les maisons bourgeoises Belle-époques de Bois-Colombes, largement rénovées et mises en valeur, font, depuis longtemps, l’admiration de mes filles et l’affaire des familles de jeunes cadres sup.

Jacques, le 5/07/17

Chartres

On pourrait dire qu’on ne présente plus la cathédrale de Chartres. Et pourtant : bien plus que ses deux flèches s’élevant au dessus de la platitude (apparente) de la plaine de Beauce,

c’est l’unité, l’equilibre et la sobriété de son intérieur (encore  imprégné de spiritualité romane) qui en font, je crois, le chef d’oeuvre de l’architecture gothique qu’il faut aller voir (ou revoir). A quoi s’ajoutent l’extraordinaire ensemble de ses vitraux (dominés par le fameux bleu de Chartres), et un ensemble de sculptures (à l’extérieur, mais aussi autour du  choeur) tout aussi impressionnant, que j’ai renoncé à photographier (pour ne pas me transformer en touriste japonais, américain, ou autre).

Jacques, le 4/07/17