Je lève les yeux vers les montagnes

Mon périple m’amène désormais dans des régions aux reliefs plus marqués (sans que je  passe à des altitudes plus élevées qu’Auvergne) plus secs et plus sauvages.

D’abord une incursion d’une journée dans le Vivarais  (Ardèche centrale) offrant aussi des vues, par delà la vallée de Rhône, sur le Vercors et le Diois

Puis trois journées dans les Préalpes de la Drôme provençale, en passant par des vallées très isolés et des cols superbes :

Dans ce qui paraît, ainsi, un désert humain on trouve néanmoins (comme je l’avais déjà relevé en Auvergne)  des villages dynamiques (au moins l’été ?). C’est le cas de La Motte-Chalencon

où mes hôtes, après avoir apporté leur contribution, ces derniers jours, à l’ultra-trail puis au festival de jazz locaux,  s’apprêtaient pour la fête votive (dont les attractions sont, ici comme ailleurs, assez éloignées de l’intention religieuse originelle…). J’y ai trouvé,  aussi, un artiste n’utilisant que des cartons se d’emballage de récupérations, et exposant tout une série de lampes ; j’ai craqué pour l’une d’elle.

Jacques, le 10/08/17

Only Lyon ?

Nouvelle incursion dans une grande ville : je séjourne deux nuits, sur les hauteurs de Lyon (chez une tante d’Anne dont la maison présente la partcularité d’inclure, dans son mur de façade, deux arches de l’aqueduc romain du Gier) où je retrouve plusieurs membres de là famille et amis.

Je ne me lasse pas de me promener sur les bords de la Saône, qui offrent le tableau le plus typique de l’ancienne capitale des Gaules Celtiques (c’est à dire, en gros, de l’espace compris entre la Loire, la Saône et la Seine,  jusqu’au bout de la Bretagne) 

et je couronne ceci par un dîner amical (autour d’une quenelle sauce Nantua soufflée à souhait) rue St Jean, à deux pas de la cathédrale, dans le restaurant Le Rabelais (l’un des fondateurs de la littérature française, qui fut édité ici) : que des symboles réjouissants de la douce France que je parcours avec affection. 

Jacques, le 6/08/17

Autour de 1 000 m

A Issoire, sous-préfecture du Puy-de-Dôme, je suis rejoint, mais sans intention vengeresse (cf. Les Copains, de Jules Romain), par Pierre-Emmanuel, mon comparse de WE vélo annuels et estivaux :

et par son épouse Véronique qui nous accompagne en voiture et nous soulage, pendant trois jours, de notre chargement.

La Haute-Loire se targue d’être le département le plus élevé de France du fait que son point le plus bas est le plus élevé de tous les départements  (vous me suivez ?). Ceci nous vaut une agréable température pour rouler et, encore des panoramas étendus (du Puy de Dôme au Cantal, par exemple) au travers de cantons qui paraissent bien reculés mais qui, en fait, témoignent d’une certaine vitalité pour se mettre en valeur comme, ici, St-Pal-de Chalençon :

Grosse surprise, d’ailleurs, en visitant St-Bonnet le Château : intrigués par le son, dans l’église, d’un piano et un autre instrument, nous y découvrons,  et assistons à la fin d’un mini-concert privé donné par Gérard Caussé,  un des plus grands artistes français du moment, interprétant, accompagné d’un très bon pianiste, une mélodie de Fauré et des variations de Britten : une merveille.

Jacques, le 5/08/17

Auvergne romane et gothique

Orcival, que je vantais dans mon précédent post, est au nombre des cinq églises romanes majeures d’Auvergne, toutes situées dans un mouchoir de poche (du moins pour un automobiliste) : je visite ainsi, aussi, l’église de St Saturnin :

 et celle d’Issoire (St-Austremoine) :

dont les similitudes en terme de forme des chevets et de motifs décoratif apparaissent un peu sur ces photos.

Un peu plus au sud, aux portes du Velay, et à 1 000 m d’altitude, je découvre, et suis saisi, par l’impressionnante (majestueuse, ample et épurée) abbatiale gothique de la Chaise -Dieu, également réputée pour sa danse macabre  (fresque), son buffet d’orgue XVIIème, et son festival de musique fin août :

Jacques, le 4/08/17

Au pied des Monts Dôme

Pendant trois jours, mon périple est dominé, sur ma gauche (à l’est) par la majestueuse silhouette du Puy-de-Dôme, accompagné de son chapelet d’autres puys couverts de forêts profondes :


tandis qu’à droite (vers l’ouest) s’ouvrent souvent des vues très lointaînes sur les pentes, bien errodées, des ces anciens volcans, ou vers le massif du Sancy :

Au milieu de ces écoulements de laves noires, recouvertes d’une végétation abondante la jeune Sioule (que j’avais vue plus grosse en aval) et ses premiers affluents se frayent un passage. Dans un de leurs vallons est nichée l’église romane d’Orcival, une merveille à mes yeux (intérieur comme extérieur) :

Avant de redescendre sur la Limagne (bassin arrosé par l’Allier) le camping où je passe la nuit offre un superbe panorama sur ce piémont :

Jacques, 1er/08/17 

Aux portes de l’Auvergne

Nous sommes rejoints, à proximité de « La Bosse » (720 m. d’altitude) par le reste de la famille Tiburce, pour notre entrée en Auvergne, dominée, au loin, par le Puy-de-Dôme :

et prometteuse en en reliefs arborés, arrosés et escarpés. Nous Dominons ici, à Chouvigny, les gorges de la Sioule,laquelle nous gratifie d’un délicieux bain du soir en eau vive :

Jacques, le 29/07/17

Bourbonnais

A Nevers je retrouve, pour commencer,  la pluie, ainsi que : ma cousine Claire, Geneviève et son mari Vincent,  lequel s’est dévoué pour être notre voiture-balai pendant trois jours.

Autour de Nevers, qui est sur la Loire tout près de son confluent avec l’Allier, nous empruntons d’abord le pittoresque réseaux de canaux qui s’y croisent :

puis nous traversons, du nord au sud le Bourbonnais (département de l’Allier) dont les rares campings à des tarifs dérisoires (pour des équipements parfois de même), nous laissent loin du ballet des juillettistes et des aoûtiens.

Dans ce pays vallonné, comme ici à Bourbon-l’Archambaut nous retrouvons aussi, bien vite le soleil :

Jacques, le 28/07/17

Morvan

Après Saulieu on pénètre, de plain-pied, dans le Morvan : pays plus sombre, plus frais, aux vallons plus resserrés, et humide. 

Pour ne pas faillir à cette dernière réputation les 48h que j’y est passés ont été très arrosées.
J’y suis resté deux nuits dans la très reculée et petite commune de St-Léger qui recèle pourtant deux éléments de notoriété : c’est le village où est né et où a grandi Vauban (personnage étonnant : bien plus qu’un militaire, c’était aussi un visionnaire du bien public) ; et c’est là que se situe l’abbaye bénédictine de la Pierre qui Vire,  où je suis hébergé.

Vers l’ouest, ensuite, le Morvan laisse place au Nivernais qu’il domine nettement de sa masse sombre (un peu comme, dans notre Languedoc, la Montagne noire) 

Jacques, let 25/07/17

Un peu de Bourgogne

A Dijon (que j’ai rallié en train depuis Strasbourg) je suis rejoins par mon ami Michel, et nous nous engageons le long du canal de Bougogne. Plus rustique que le canal de la Marne au Rhin, c’est un éclusier,  se déplaçant en scooter, qui accompagne les bateaux :

Malheureusement nous sommes  rapidement rattrapés par une tendinite de Michel, qui se voit contraint d’abandonner le voyage, hélas.

La partie de la Bourgogne que nous devions traverser  est l’Auxois : aux calmes paysages naturels s’ajoute ici  la beauté et la bonhomie un peu secrète  des villages.

Jacques, le 23/07/17

Lorraine (1)

A peine franchie la limite départementale entre la Marne et la Meuse,  la spécificité lorraine s’exprime, dans le premier village rencontré, par la présence les usoirs : ces grands espaces entre la chaussée et les maisons qui la bordent, où étaient, jadis, entreposés les grands outils agricoles et les tas de fumier, signes extérieurs d’opulence rurale.

La grande homogénéité de formes urbaines et architecturales des villages-rues lorrains s’explique par leur re-construction, voire re-création dans la 2ème moitié du XVIIème et au XVIIIème siècles, consécutives aux terribles dévastations sur de la Guerre de Trente ans.
Je retrouve aussi, avec affection, les paysages familiers de la Lorraine marqués, tout particulièrement dans sa grande moitié ouest, par la succession des côtes (affleurement argileux, je crois) couvertes de forêts et au pieds desquels s’étendent (après la zone des  vergers à quetschs ou mirabelles autour des villages, comme on le voit ci-dessous) les plaines calcaires à céréales.  

Jacques, le 17/07/21