Un bout d’Aveyron

Cette première semaine de vélo se termine, au nord du Tarn, en traversant un plateau calcaire :

au milieu duquel l’Aveyron (bien que  nous doyons, désormais, dans le département  de Tarn-et-Garonne) se fraye son cours inférieur
formant des falaises au pied desquelles se blottit le bourg médiéval de St-Antonin–noble-val :

Dans le lacis de ses petites rues anciennes, son monument le plus remquable est cette maison de ville (on pourrait dire hôtel de ville) roman, témoignant de sa grande prospérité au XIIème siècle..

Plus en aval le calme Aveyron  :

se jette dans le Tarn peu avant Montauban localité désormais très bien mise en valeur comme, notamment, cette place nationale (ex-royale) typique de la forme urbaine des bastides du sud-ouest (grandes place centrale occupant l’espace d’un pâté de maison évidé et bordée de rue sous arcades) :

Montauban, qui est, sans doute, celle de ces villes neuves des XIIIèmes-XIVème qui a connu le plus grand développement, mérite aussi le déplacement pour son musée Ingres, dédié à cet enfant du pays et qui fit don à la ville d’une partie de ses propres collections.

Mardi 22 juillet 2025

Au cœur du Tarn

Redescendant de la Montagne Noire, nous avons retrouvé des chaleurs caniculaires qui nous ont fait traverser un peu rapidement Castres (malheureusement célébre en ce moment du fait de la très controversée autoroute Toulouse-Castres) qui offre pourtant quelques belles rues et monuments anciens, ainsi que ces typiques maisons dominant l’Agout :

et avons filé, par une agréable voie verte (sauf sur les derniers km) jusqu’à Albi, préfecture du Tarn enorgueillie de son classement au patrimoine mondial de l’Unesco :

Flanquée de son massif palais épiscopal : la Berbie (qui abrite le musée Toulouse-Lautec), la cathédrale est son monument phare alliant, dans un contraste saisissant, sévérité de forteresse et esthétique minimaliste, à l’extérieur, à une exubérance décorative des sculptures du chœur et des peintures (murs et plafonds), à l’intérieur :

Samedi19 juillet 2025

L’eau du canal du Midi

L’une des nombreuses trouvailles de génie de Pierre-Paul Riquet, le promoteur et constructeur du Canal du Midi, et d’avoir imaginé le moyen pour que le point haut dudit canal (qui doit franchir une ligne de partage des eaux entre celles qui s’écoulent vers l’Atlantique et celles qui s’écoulent vers la Méditerranée) soit en permanence alimenté en eau de manière suffisante pour que le canal lui-même reste à niveau (malgré les écoulements aux écluse, les fuites, et l’évaporation).

Pour cela il a constaté (et calculé) que la quantité de pluie qui tombait sur la Montagne Noire, assez modeste hauteur qui se situe au nord de Castelnaudary mais dont le climat ressemble plus à celui du Morvan qu’à celui du Midi (comme en témoignent ces grandes plaques d’ardoise sur les murs exposés à l’ouest de ce village, Arfons) :

répondrait à ce besoin pour peu qu’on puisse la conduire, par simple gravitation, jusqu’au  point haut du Canal, ce à quoi a répondu la création d’un petit canalet en pente douce : la Rigole. La partie amont de celle-ci serpente au milieu de la forêt, en interceptant et détournant l’eau des différents ruisseaux qu’elle coupe :

lesquelles sont aussi stockées dans des bassins artificiels, dont l’immense (pour le XVIIème siècle) bassin de St-Ferreol :

avant que partie aval de la Rigole ne serpente, tranquillement, entre les collines du Lauragai :

jusqu’au seuil de Naurouze, où elles déversent dans le Canal.

Jeudi 17 juillet 2025

Canal du Midi

Je ne vous avais pas encore présenté, sur ce blog, mon noble voisin : le Canal du Midi, par lequel je démarre une semaine de vélo avec un groupe d’amis. A l’ouest, il commence à Toulouse, au site dit de l’Embouchure où, jadis, il communicait directement avec la Garonne (site qu’il partage avec ses deux frères cadets : le petit canal de Brienne, du XVIIIème siècle, et l’austère canal latéral à la Garonne, du XIXème). Après ses quelques premiers km très urbains, il révèle très vite son charme grand siècle, comme ici où il communique avec une cale de radoud où pouvaient être réparés les bateaux :

tout en flanant entre ses icôniques alignements de platanes, de petites écluses en charmants ponts de briques :

Mardi 15 juillet 2025