Saône et Rhône

Je retrouve la Saône (que j’avais, juste, tengentée en Haute-Saône) au niveau du Mâconnais, séduisante région de collines et de vignobles (et de patrimoine roman clunysien mais que, cette fois, je n’ai pas pris le temps d’arpenter) :

et de Mâcon, ville qui présente (selon mes standards qui sont je le reconnais, assez partculiers) trois spécificités :

  • préfecture d’un des six ou sept plus grands départements métropolitains elle est étonnemment décentrée par rapport à celui-ci (à l’extrême sud, directement limitrophe du département de l’Ain, dont la Saône la sépare) ; et ses bâtiments publics, tous orientés et proches la Saône, font même mine de lui tourner le dos ;
  • sur la route du nord (depuis la région parisienne) vers le sud (-est) elle m’a toujours fait l’effet (et cette fois encore) d’être , par sa luminosité, la véritable porte du sud ;
  • siège d’un évêché avant la révolution elle ne conserve plus qu’un moignon de son ancienne cathédrale St-Vincent, détruite moins par fanatisme que pour insolidité (sol mal portant, sans doute d’un ancien lit de la Saône) :

Le long de la Saône j’emprunte, ensuite la voie bleue jusqu’à Villefranche s/ …? Saône, évidemment. J’y passe une nuit dans la famille mais n’ai pas pris le temps de vous en proposer une photo. A dire vrai, cette ville de quelque importance ( unique sous-préfecture du Rhône, et ville pricipale du Beaujolais) est toute en longueur, s’étirant, assez étroitement,  le long de sa rue centrale qui fait plusieurs km. Si l’on n’y est, donc, jamais bien loin du cente-ville cela est, en revanche, difficile à rendre en photo.

De là je décide de sauter, par le train, toute l’agglomération lyonnaise pour atterir, aux portes de l’Isère (mais bien au bord du Rhône cette fois)  à Vienne, ville qu’on aurait tendance à laisser de côté (un peu resserrée dans un goulot d’étranglement où passent la nationale 7, l’autoroute et deux voix ferrées de part et d’autre du Rhône, ..ainsi que la véloroute Via Rhona) mais au très riche passé.

Se disputant, à l’époque romaine, la suprématie, dans la région, avec Lyon elle possède l’un des deux bâtiments romains les mieux conservés de France (l’autre étant sa contemporaine, la maison carrée de Nîmes) : le temple d’Auguste et de Livie

Elle était dotée, de ce fait, d’un archevêque jusqu’à la révolution et, d’une grade et belle cathédrale, St Maurice :

La concurrence avec Lyon s’est d’ailleurs poursuivie au moyen âge dans le domaine ecclésiastico-politique, l’archevêché de Lyon étant dans la zone d’influence du roi de France tandis que Vienne était terre d’Empire (romain germanique) ; ce qui valut, notamment, à l’un de ses habiles et diplomates titulaires (au XIIème siècle) d’être élu pape sous le nom de Calixte II.

23 août 2024

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