… et les villes.

Sur ce trajet, je m’arrête d’abord à Molsheim (les locaux prononcent Moltzéim, si j’ai bien entendu), charmante sous-préfecture du Bas-Rhin

qui abrite, notamment, une énorme église jésuite, liée à l’établissement, au milieu du XVIème siècle, d’une université desdits bons pères dans cette assez modeste localité

L’explication m’en a été donnée par le monsieur qui en assurait la surveillance ce matin-là : très peu après le début de la réforme luthérienne et son implantation à Strasbourg son évêque (qui était un vrai prince-évèque à  l’allemande) en a été chassé et s’est replié sur ses différentes possessions sûres des alentours : à Saverne, pour ce qui concernait l’administration de ses domaines temporels (d’où, deux siècles plus tard, le palais Rohan, déjà vu), et à Molsheim pour ce qui concernait toute ses activités purement religieuses.

L’autre inattendu de Molsheim est que c’est ici qu’Ettorre Bugatti, fils d’immigrés italien atterris là, a crée, à 28 ans,et développé sa marque de voitures de sport.

Je traverse, à moins de 10km de là, Obernai qui est, vraiment, l’archétype du gros bourg à maison à pans de bois :

Pour la suite, j’avoue avoir renoncé à faire un reportage photographique de tout  les villages  du même type, lesquels vaudraient, pourtant, tous une visite (que je n’ai pas faite).

Je me suis, néanmoins, arrêté un bon moment à Colmar, qui est dans le même jus mais dans les proportions d »une grande ville, préfecture du Haut-Rhin :

où je n’ai pas manqué d’aller comtempler, dans le musée Unterlinden, le retable d’Issenheim (peint vers 1515 par Martin Grünwald pour un couvent proche de Colmar, et récemment restauré) dont certains choix de couleur, ainsi que les  mains arachnéennes de plusieurs personnages, ont sans doute inspiré Salvador Dali :

Mais on trouve encore, à Colmar, bien d’autres églises et momunents remrquables, abritant eux-mêmes des oeuvres qui en font, en soit, une destination de voyage. remarquable.

28 juillet 2024

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