A Issoudun, modeste sous-préfecture berrichonne, se trouve, étonnement, l’origine et le siège d’une congrégation missionnaire (le Sacé-Cœur d’Issoudun ») qui s’est, tout particulièment, implantée en Afrique et en Océanie. D’où ces vitraux modernes, inattendus dans une grande église très XIXème, aux motifs et couleurs mélanésiennes :
Un nouveau petit cyclo-tour me ramène à Bourges : son superbe palais Jacques Cœur, du XVème siècle :
et ses rues anciennes, et très (trop au goût de certains, sans doute) tranquilles à l’ombre de son immense cathédrale :
Puis, en quelques tours de roues, le long du canal du Berry, totalement abandonné de toute navigation :
jusqu’à Mehun sur Yèvre, aux ruines romantiques du château où mourut le roi Chatles VII ( le « roi de Bourges » restauré sur son trône par Jeanne d’Arc) :
Le lendemain matin, nous avons franchi le Port de Pailhère, qui est , précisément le col, à 2000 m,,qui est l’unique route qui relie le Donezan au reste de l’Ariège :
Comme chaque année, la reprise cyclotouristique commence par un WE pas trop loin de Toulouse avec mon camarade Pierre-Emmanuel. Cette fois-ci nous nous sommes posés dans les hautes Corbières (la région de Limoux), en passant, d’abord, au pied du pic de Bugarach près duquel s’étaient réfugiés (il y a déjà une bonne dizaine d’années) tous ceux qui croyaient pouvoir échapper, là, à la fin du monde imminente :
Les habitants actuels de Bugarach étaient bien loin de ces élucabrations et occupés, lors de notre passage, à divers travaux pour nettoyer ou embellir le village à la faveurd’une « journée citoyenne ».
Puis nous nous sommes engagés de la haute vallée de l’Aude, qui présente quelques défilés :
Avant de monter sur le plateau du Donezan, entre 1000 et 1200 m, petite région rattachée à l’Ariège mais isolée de tout (entre hautes montagnes et gorges de l’Aude) dont le petit chef-lieu, Quérigut, se blottit au pied d’un chateau-fort ruiné :