Pour commencer ma petite virée estivale (juste deux semaines) je m’éloigne de Toulouse en train jusque vers Gaillac. Comme plusieurs autre gros bourgs qui s’égrènent le long du Tarn en aval d’Albi, elle de présente, du côté de la rivière , comme un escapement de bâtis anciens, en brique, que domine une massive église et à l’assaut duquel s’élance un haut pont :

Ancienne sous-préfecture du Tarn, elle garde, aussi, tout les symboles de ce statut avec , autour de la ville ancienne aux rues serrées, un quartier « moderne » de places aérées et de bâtiments qui reflètent la prospérité du commerce et de l’agriculture de la fin du XIX ème. Prospérité qui n’a, d’ailleurs, pas déserté la ville grâce à son vignoble.
Le Gaillacois est une très riante région valonnée, où , en allant vers le nord (vers le Quercy blanc), la brique laisse assez vite la place à la pierre blanche , et à des églises au clocher grêle et à la flèche très pointue, comme des cagoules de pénitents :

Grêle, aussi, la curieuse tour de guet du château, en ruine, de Castelnau de Lévis, dominant la rive droite du Tarn. 10 juillet 2022.

Comparé au massif clocher porche de l’église (qu’on voit à gauche) on se demande si les constructeurs n’ont pas cherché, chacun, à faire un bâtiment différent mais avec le même nombre de pierres.
10 juillet 2022